Ce qu’elle n’osait pas dire à son entreprise a tout changé.
Le réflexe que trop d'aidants n'ont pas encore eu.

Ce que Virginie n’osait pas dire à son entreprise, c’est pourtant ce qui a tout changé. Se déclarer aidante familiale auprès de son service RH. Trois mots qui font peur, et qui ouvrent pourtant des droits concrets, souvent méconnus, auxquels vous avez peut-être droit dès aujourd’hui.
Parce que oui : en France, le droit du travail protège les aidants salariés. Et la plupart d’entre eux ne le savent pas.
Le congé de proche aidant
Tout salarié peut bénéficier d’un congé de proche aidant pour s’occuper d’un membre de sa famille en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Ce congé est d’une durée maximale de trois mois, renouvelable jusqu’à un an sur l’ensemble de la carrière. Il peut être pris en temps plein ou à temps partiel, selon les besoins. Et depuis 2020, il est indemnisé : l’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA) peut être versée pendant toute la durée du congé.
L’aménagement du temps de travail
Sans aller jusqu’au congé, un aidant salarié peut demander à son employeur un aménagement de ses horaires : décalage des heures d’arrivée ou de départ, télétravail, temps partiel temporaire. Rien n’oblige juridiquement l’employeur à accepter, mais beaucoup le font dès lors que la situation est expliquée clairement. C’est exactement ce qu’a vécu Virginie.
Le don de jours de repos
Vos collègues peuvent vous céder anonymement leurs jours de congé ou de RTT non utilisés. Ce dispositif, encadré par la loi depuis 2014, permet à un aidant de bénéficier de jours supplémentaires sans perte de salaire. Il suffit que votre entreprise ait mis en place ce mécanisme, ce qui est de plus en plus fréquent dans les grands groupes.
Les services d’accompagnement internes
De nombreuses entreprises proposent, via leur service RH ou leur médecin du travail, des dispositifs d’accompagnement psychologique, des cellules d’écoute, ou des partenariats avec des plateformes spécialisées dans l’aide aux aidants. Des ressources qui existent, et que personne ne viendra vous proposer si vous ne poussez pas la porte.
Par où commencer ?
La première étape, c’est de prendre rendez-vous avec votre service RH ou votre médecin du travail, et de vous présenter comme aidant familial. Pas comme quelqu’un qui se plaint. Comme quelqu’un qui a des droits, et qui vient les exercer.
Comme Virginie, vous pourriez bien être surpris de ce que vous trouverez derrière cette porte.
